Avec son crâne nu et ses phrases choc, elle a été la figure de la mobilisation contre la loi Duplomb. Fleur Breteau, cofondatrice du collectif Cancer Colère, sort un livre du même nom vendredi 6 février (éditions du Seuil). Elle y raconte comment elle en est venue à défendre cette idée forte : « Le cancer est politique. » Un combat toujours autant d’actualité alors que le sénateur Laurent Duplomb vient de déposer une nouvelle proposition de loi visant à contourner la censure du Conseil constitutionnel et l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes.
« Le problème des coopératives agricoles, c’est vraiment leur taille. » Sophie Chapelle, journaliste d’investigation, travaille sur l’agroalimentaire depuis de longues années, notamment pour « Basta! ». Avec sa consœur Nolwenn Weiler, elle a pu observer à de nombreuses reprises le système qui piège les agriculteur·ices dans des pratiques agro-industrielles désastreuses.
Le nouveau système d'assurance-récolte « est déjà en train de s'effondrer », alerte le porte-parole de la Confédération paysanne. Censé aider les agriculteurs face aux risques climatiques, il ne couvre pas les incendies.
Une jeune technicienne naturaliste a été agressée par un agriculteur, ancien patron de la FNSEA de Loire-Atlantique. Un nouvel incident dans la guerre de l’agro-industrie contre les acteurs de l’environnement.
Après l’avoir soutenu, le gouvernement souhaite désormais supprimer un amendement légalisant l’habitat léger pour les agriculteurs. Ce type d’habitation épargne pourtant leurs finances.
Des plats pour bébé sont actuellement rappelés en raison d’une teneur trop élevée en mycotoxine. Le changement climatique pourrait favoriser l’apparition de ces substances toxiques, tout comme certaines pratiques d’agroécologie.
Une lettre envoyée aux administrations, et que Splann ! a pu se procurer, montre comment le gouvernement français compte saper les objectifs européens sur l’état des cours d’eau. De nouveaux indicateurs alternatifs montreront uniquement les « progrès », sans oser s’attaquer aux pratiques agricoles qui continuer de dégrader les rivières.
La Bretagne concentre la majorité de la production porcine de France. Un leadership qu'un conglomérat d'éleveurs, de politiques et d'alliés parfois inattendus compte préserver contre vents et marées. Une cartographie inédite et pourtant non exhaustive d'un lobby capable de tordre le bras au gouvernement.
Propriété de la famille Besnier, la plus grosse entreprise mondiale de collecte de transformation de lait de vache publiait la semaine dernière son bilan pour l’année 2024. Tout en continuant de grossir, Lactalis abandonne en France la collecte de certains producteurs de lait, sous prétexte que leur nombre en diminution renchérit le coût de la collecte dans certaines zones de production
L’interdiction de certains pesticides n’a pas entraîné de baisse de l’écotoxicité des cours d’eau bretons entre 2012 et 2021. C'est ce que montre l'analyse statistique réalisée par Akwari Coop pour « Splann ! ». Les molécules retirées de la vente ont été remplacées par des substances nouvelles, jusqu’à leur propre interdiction. Une stagnation qui échappera au nouveau plan Ecophyto 2030.
Dans le Finistère, une charte d’installation en milieu rural promeut l’agriculture intensive et les pesticides. Elle pourrait museler l’opposition aux pollutions ou aux projets de fermes-usines, alertent les écologistes.
Dans ce grand entretien, nous avons voulu comprendre pourquoi son association réclame un moratoire sur la méthanisation, technologie qui permet de produire du gaz à partir des sous-produits de l’agriculture (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intermédiaires…). La méthanisation agricole est souvent présentée comme une solution prometteuse pour répondre aux besoins énergétiques. Cependant, envisager qu’elle puisse fournir une quantité significative de gaz est, selon certains experts, une illusion.
Le bocage du nord-ouest de la France est un allié précieux face au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Les arbres de ses haies rendent de multiples services : ils modèrent les températures, protègent les cultures du vent et de la sécheresse, préviennent les villages des inondations en retenant l’eau dans les sols… Autant de services environnementaux qui profitent à la collectivité, mais dont le coût de gestion repose presque uniquement sur les agriculteurs.