Le groupe Bolloré a amassé des milliards d’euros grâce à ses activités africaines, à la fois sous forme de remontée de dividendes et grâce aux plus-values réalisées lors des cessions d’actifs. Pour une large part, ce sont ces revenus qui lui ont permis d’acheter son empire médiatique. Même après avoir revendu ses concessions portuaires et ses activités logistiques, Bolloré est loin d’avoir quitté le continent.
Il y a 20 ans se déroulaient en Côte d’Ivoire une succession d’événements parmi les plus dramatiques et les plus édifiants concernant la présence militaire française dans une de ses anciennes colonies africaines. L’occasion de rappeler les faits et de rendre compte de deux nouveaux ouvrages qui paraissent à cette occasion.
Le désastre économique, humain et environnemental que constitue le mégaprojet pétrolier de TotalEnergies associé au chinois CNOOC – forage de 419 puits et construction du plus long oléoduc chauffé au monde (1 443 km) – n’en finit pas de susciter des mobilisations dans les deux pays concernés, l’Ouganda et la Tanzanie.
Le milliardaire (8e fortune française en 2024 avec sa famille, selon le magazine Forbes) n’a cessé de s’emparer d’un nombre croissant de médias de masse, sans compter plusieurs maisons d’édition, pour les mettre au service d’une idéologie sexiste, homophobe, écocide… mais aussi raciste et coloniale. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que tout le parcours de cet oligarque renvoie au (néo)colonialisme le plus véhément. Car son groupe tentaculaire et son immense fortune, aujourd’hui au service d’un idéal réactionnaire, Bolloré les a bâtis d’abord en pillant l’Afrique.
Macron : « Non, la France n’est pas en recul en Afrique, elle est simplement lucide, elle se réorganise ». Quant aux demandes récentes de fermetures des bases militaires françaises, il s’agirait en fait d’une décision française : « Comme on est très polis, on leur a laissé la primauté de l’annonce. Mais ne vous trompez pas, c’est nous qui l’avons... et parfois, il a fallu y pousser. »
La face cachée du champion des vins français. Excès d'alcool et de sucre, multiplication des bouteilles en plastique. Ces fléaux se répandent à grande vitesse en Afrique, pour le plus grand profit de quelques acteurs-clés du marché. Grâce à ses juteuses affaires sur le continent noir, la très discrète famille Castel a pu devenir le numéro un du vin français. Cette réussite repose sur l'obsession du secret, une parfaite maîtrise des réseaux de la « Françafrique » et une fine connaissance de la géographie des paradis fiscaux.